ENTRETIEN EXCLUSIF : J. Denormandie sur l’impact du Covid-19 sur le moral des acheteurs, vendeurs et investisseurs locatifs

Lors d’un entretien accordé à notre journaliste, Julien Denormandie, Ministre Chargé de la Ville et du Logement, auprès de la Ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, revient sur l’impact qu’a provoqué la crise du Covid-19 sur le moral des acheteurs, vendeurs et investisseurs locatifs. 

Premier point abordé lors de cet entretien, les résultats de l’Observatoire du Moral Immobilier d’avril 2020, qui révèle que les Français restent globalement confiants quant à la concrétisation de leur projet immobilier.

Le Ministre analyse ce constat comme le fruit des actions menées par le Gouvernement d’une part, mais également l’innovation et la capacité d’adaptation dont a fait preuve la profession immobilière dans son ensemble, face au contexte de crise sanitaire et de confinement (utilisation d’Internet, recours aux plateformes numériques, dématérialisation des actes notariés).

7 Français sur 10 ont l’intention, d’après notre étude, de mener à bien leur projet immobilier dans les 6 premiers mois. Comment les y aider en maintenant leur confiance ?

Selon J. Denormandie, deux mesures pour y contribuer : le respect le plus strict des gestes barrière dans l’activité immobilière, pour rassurer les porteurs de projet. Le Gouvernement joue également un rôle clé en accompagnant les acteurs du marché immobilier par une prise d’actions ces dernières semaines, qui s’accompagneront d’autres actions à court termes.

Quid de l’inquiétude palpable ressentie par les locataires, face à cette crise et ses impacts ?

L’Etat accompagne les locataires en difficultés, notamment via la plateforme Impayés de Loyers (joignable au 0 805 16 00 75) qui dépend de l’ANIL (Agence Nationale d’Information sur le Logement). Julien Denormandie rappelle également les accord passés avec les bailleurs sociaux ainsi que les collectivités locales.

Les propriétaires nourrissent eux aussi certains inquiétudes

Le Ministre rappelle que la plateforme Impayés de Loyers s’adresse également aux propriétaires en situation difficiles, certains d’entre eux disposant de revenus modestes. Par ailleurs, depuis trois ans, le Ministère a beaucoup œuvré pour renforcer le dispositif Garantie Visale.fr. Cette garantie permet d’assurer le propriétaire non seulement contre les risques de loyers impayés mais aussi contre les éventuelles dégradations dont pourrait faire l’objet leur bien. Cette garantie est gratuite. Elle est également disponible pour tous les propriétaires dès lors que leur locataire a moins de 30 ans. L’idée, c’est vraiment d’accompagner celles et ceux qui en ont le plus besoin et qui sont, en quelque sorte, discriminés sur le marché du logement. Parce que cette garantie permet de sécuriser à la fois le propriétaire et le locataire, Visale.fr est le deuxième réflexe à avoir avec le 0 805 16 00 75.

Le confinement incite les Français à accorder encore plus d’importance à l’aspect territorial de leur investissement. Quelles aides pour ces investisseurs locatifs ?

Comme l’indique J. Denormandie, L’étude menée par SeLoger montre bien que les notions d’usage, de qualité du logement et du cadre de vie sont au centre des préoccupations des Français. La volonté du Ministre face à ce constat est de renforcer les dispositifs qui permettent de réhabiliter les logements et de les rénover tout en revalorisant un certain nombre de territoires, notamment les villes de taille moyenne et les petites villes.  Le dispositif « Denormandie dans l’Ancien » a été conçu pour répondre à cet enjeu. Il permet à tous les investisseurs locatifs de profiter d’une réduction d’impôt, le montant de cette réduction étant identique à celui dont le dispositif Pinel permet de bénéficier, mais aussi d’investir dans des territoires dans lesquels ils croient. Aujourd’hui, plus de 300 villes  y sont éligibles et ce nombre ne cesse d’augmenter.

1 vendeur sur 2 anticipe une baisse du prix de son logement de 5 à 10 % dans les 6 prochains mois

Selon Julien Denormandie, il est encore trop tôt pour mesurer avec précision l’impact de la crise du Covid-19 sur les prix de l’immobilier car le nombre de transactions immobilières est en baisse par rapport aux tendances avant confinement, même si notre étude permet selon le Ministre de disposer de premières perceptions, de premiers indicateurs. Ce qui est certain cependant, c’est que le Gouvernement et des acteurs de l’immobilier, doit avoir pour objectif de soutenir cette activité. Il est essentiel de continuer de produire des logements, de rénover et d’aider les Français à investir dans l’immobilier. Après le confinement viendra le temps de la reprise. L’Etat travaille sur des mesures de soutien, car l’immobilier jouera un rôle capital dans le rebond économique et social du pays souligne Julien Denormandie. En France, plus de 2 millions de personnes travaillent dans ce secteur d’activité. L’immobilier, c’est quelque chose d’essentiel dans notre quotidien. Au moment du rebond, le Ministre l’affirme : il jouera un rôle central.

Retrouvez l’entretien avec Julien Denormandie dans son intégralité en cliquant ici !

Nous vous invitons également à retrouver nos articles sur le sujet : 
Etude Observatoire du Moral Immobilier – avril 2020
– Vidéo de Séverine Amate sur l’analyse de l’Observatoire du Moral Immobilier du 7 avril 2020

Conflits entre locataires et propriétaires : identifiez les zones de turbulences

Les points de friction entre propriétaires-bailleurs et locataires ne manquent pas ! Lorsque l’incompréhension s’installe, la relation vire rapidement au cauchemar.

Non règlement des loyers, injonctions diverses, invectives et frais de justice peuvent toutefois être évités en identifiant en amont les points susceptibles de générer des conflits. Vous devez tout mettre en œuvre pour cadrer les débordements et incompréhensions. Pour vous y aider, le baromètre publié annuellement par la Confédération générale du logement (CGL) dresse le palmarès des principaux conflits entre les locataires et propriétaires-bailleurs.

Assurer l’entretien régulier du bien

Au premier rang des point d’accrochage les troubles de jouissance. Insalubrité, humidité, dysfonctionnements divers, représentent 13% des demandes en 2015. Selon la CGL, il faut y voir « un manque de volonté des propriétaires bailleurs à effectuer même les travaux les plus simples de mise en conformité d’un logement, certainement dans un souci d’économie ».

Respecter les procédures de restitution de dépôt de garantie

Pendant longtemps, la non restitution du dépôt de garantie a été le principal point d’achoppement entre les locataires et les bailleurs selon le baromètre de la CGL. Ce n’est pas le cas en 2015, puisque cette dernière représente 12 % des demandes.

Des régularisations de charges plus fréquentes mais moins lourdes…

Si l’on s’en réfère au baromètre, la plupart des conflits liés aux charges locatives ont trait aux régularisations de charges portant sur les 3 à 5 dernières années écoulées. Cette pratique parfaitement légale est le plus souvent méconnue des locataires. Pour éviter les conflits, procédez à ces régularisations de charges plus régulièrement pour éviter d’exiger des sommes trop importantes.

Garder ses obligations à l’esprit

8 % des demandes adressées à la CGL concernent des litiges liés aux réparations et aux travaux. Si la loi prévoit que les travaux liés à l’entretien courant du logement incombent au locataire, l’ensemble des tâches affectant la structure même de l’édifice sont du ressort du propriétaire. La réfection d’un joint d’étanchéité dans une salle de bain doit être effectuée par le locataire, en revanche le changement de revêtement de sol doit être assuré par le propriétaire.

L’augmentation du loyer dans un cadre légal

Les demandes adressées à la CGL concernant l’augmentation du loyer ont reculé de 1,24 %, représentant environ 5 % des demandes. Si le propriétaire est libre d’augmenter le loyer à la signature du bail d’habitation, la majoration d’un loyer en cours de bail est encadrée par la loi.

Le loyer peut être révisé une fois par an si une clause inscrite dans le bail le prévoit. La date de révision doit alors figurer explicitement dans le bail. Sans ce prérequis, le montant du loyer ne pourra varier durant toute la durée du bail.

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